Fremium, la guerre du gratuit n’aura pas lieu

Gratuit ou payant, le digital est toujours au coeur du débat. Faut-il offrir des contenus ou les faire payer ? Le Freemium est-il le modèle de référence sur le digital ? L’essayer c’est l’adopter, comme cet adage peut le souligner.

Ici, on rase gratis ou presque #FREEMIUM

La notion de paiement sur Internet a toujours été un point de bascule dans les business modèles. Cette stratégie qui consiste à mettre à disposition une technologie, un contenu gratuitement à l’ensemble de son audience, de ces cibles est encore une référence, 30 ans après la création du web. Mais la question que sous tend la gratuité sur la valeur est aussi un vrai débat. Si j’ai accès à une information gratuitement a-t-elle la même valeur si j’avais dû la payer ?

Cette gratuité a permis à de nombreuses sociétés du digital de construire un business modèle solide aujourd’hui. Au départ, la grosse question des financiers était : QUAND cela va être rentable ? #Mauvaisequestion. Offrir au plus grand nombre l’un de ses joyaux pour conquérir une part de marché significative est une stratégie digitale qui s’avère efficace sur le long terme. C’est le paradoxe avec la pression courtermiste des fonds d’investissements dans l’économie numérique.

Le Freemium de Google est l’une des références sur la construction du business modèle -Extrait du rapport de tendance de Mary Meeker 2019 – Source
https://www.bondcap.com/#view/1

L’empire de Google s’est construit sur du gratuit (moteur de recherche, logiciels, cloud, outils statistiques et de visualisation, librairies, code open source…). Tous les outils ont été ou sont ouvert à tous. La monétisation arrive dans un second temps par des modules complémentaires, en revenue sharing avec d’autres acteurs parfois. L’usage gratuit et fonctionnel créé l’acquisition. La fidélisation arrive dans un second temps, sur un modèle payant, et avec une vraie valeur ajoutée supplémentaire. Car il n’est pas question de faire payer un service qui a été gratuit pendant longtemps. Il faut une différence très significative entre les 2 aspects pour les consommateurs.

L’exemple de Spotify est aussi construit sur cette base. Offrir de la musique gratuite en streaming a été un combat rude pour cette industrie musicale. Et pourtant, c’est aujourd’hui le modèle de référence. Spotify est devenu la référence du streaming musical aujourd’hui. Le Premium étant garantie (pour le moment) sans publicité. C’est ce que l’on appelle le vrai #FREEMIUM.

Extrait du rapport de tendance de Mary Meeker 2019 – Source
https://www.bondcap.com/#view/1

I am a Freemium Enabler

Cette notion d’internet gratuit est un fondement du média. Internet s’est construit parce que c’était gratuit, et ouvert à tous. Le principe du partage était ainsi acquis pour les early adopters. 30 ans plus tard, beaucoup de Start up et média de contenu se posent encore la question de cette gratuité. La merchatilisation d’internet avec la publicité ne peut être la seule source de revenus des plateformes. On le voit aujourd’hui avec le phénomène des Adblock, adopté par la majorité des internautes. Le FREEMIUM est le vrai moteur de la croissance à long terme.

C’est la posture stratégique que devrait adopter beaucoup de média, qui sont à la recherche de leur business Modèle. Le contenu de qualité ne peut être le seul facteur de paiement. Payer n’est pas toujours une garantie de différentiation pour les consommateurs. Car parfois la même info de qualité est disponible ailleurs, et gratuitement. Il faut donc que les média travaillent leur marketing avec des notions de service plus orientés sur les attentes de leurs consommateurs.

Les réseaux sociaux ne sont pas en reste sur ce coté Freemium. Mais ils peinent encore à trouver la valeur supplémentaire pour basculer leur modèle en Freemium. La publicité reste leur principal moteur de financement. C’est le danger qui les guette. La courbe d’acceptation des internautes à la publicité aura bientôt atteint ses limites. Et l’on verra ceux qui auront trouvé leur business modèle ou établie une stratégie digitale pérenne. En attendant, C’est Facebook qui dégaine le premier en lançant sa crypto-monnaie, tout simplement.

Le conseil marketing gratuit sur internet doit-il suivre la même voix ?

C’est l’un des principes de base de l’Inbound Marketing. Donner des conseils gratuits qui permettent à la cible de de se familiariser avec les concepts servicielles de la marque. Faire de son contenu un média avec une vrai audience. Créer une « zone de pêche » pour collecter ses prospects et ses clients et leurs datas au fil de l’eau. Le marketing de la personnalisation devenant aussi une nouvelle manière de transformer efficacement des contacts en clients.

inbound marketing

La data doit-elle être aussi gratuite ? Vous connaissez l’adage : si c’est gratuit, c’est que c’est vous le produit ! Une question de base qu’il faut revoir dans le cadre règlementaire. Le RGPD (règlement général sur la protection des données) en vigueur depuis plus d’un an maintenant vient mettre la lumière sur les pratiques historiques de monétisation de certains acteurs. Le consommateur prend conscience peu à peu de la valeur de ses propres données. Le débat sur la monétisation de ces dernières par les médias et autres plate-formes ne pourra se faire sans leur participation ou leur rémunération. C’est aussi le modèle proposé par des acteurs de la blockchain publicitaire comme Brave ads. Le Basic Attention tokens (BAT) redonne une partie de la valeur transactionnelle à l’internaute consentant.

Le Freemium, est devenu le véritable moteur de financement du digital. Obligeant les investisseurs à miser plus sur du long terme que sur le profit immédiat. La publicité ne peut être la seule source de revenus.

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