Avez-vous le Syndrôme GAFA ?

GAFA, GAFAM, GAFAMB, GAFAMBAT, GAFAMBATX…La liste des acronymes s’allongent au fur et à mesure que le marché du digital explose. Véritable contagion des médias et du marché qui cherche à se faire peur. L’ogre est tapis dans l’ombre, prêt à dévorer tout cru le vilain petits Poucet. La grippe GAFA n’est pas loin à l’approche de l’hiver. Digital Flux is coming.

Si les symptômes persistent…

La pandémie est annoncée et se propage à la vitesse de la fibre ou presque. Les « gros » acteurs du digital n’en finissent pas de grossir et d’absorber les planètes éditoriales. Google  , Facebook et maintenant Amazon sont-ils une menace pour l’économie mondiale et son équilibre ? En facade, peut-être. Mais tout le mode joue à  un jeu de dupe avec ces acteurs. Blog-HD-specialiste

On leur reproche leurs positions dominantes, et par derrière on utilise leurs services pour faire son propre business. La schizophrénie n’est pas très loin.

Cette domination constatée est le fruit de leur conquête des internautes, en offrant une expérience utilisateur plus simple et plus fluide que la plupart des sites. De plus, la fonction qu’ils occupent dans l’espace digital est clair et leurs contrats de lecture sont limpides : Google aide les internautes à trouver ce qu’il cherchent, Facebook met en relation des individus et raccourci les relations. Quant à amazon, il fait certainement autant de bien au marché de la consommation en facilitant la démarche consumériste.

Le ver est-il dans le fruit ?

Blog-HD-ver-dans-la-pommeLà où les acteurs contaminés pas le virus GAFAM ont raison, c’est quand ces mêmes GAFAM usurpent leurs rôles et s’approprient le travail des éditeurs en terme de contenus. Paradoxe historique entre le producteur et le diffuseur. TF1 est un diffuseur pour la majeur partie du temps et devient producteur parfois, souvent même, mais avec des liens et des obligations financières qui restent à peu prés équitables. Dans le cas des GAFAM, l’équilibre est souvent rompu par un distributeur qui ne reconnait pas le contenu produit à sa juste valeur.

La course à l’impression publicitaire rend fou

Les autres ont-il compris comment les contrer ? Rien n’est moins sûr quand on voit que certains éditeurs redoublent d’astuces, souvent peu glorieuses pour capter une visite sur leur site, et qu’ils tentent de revendre au premier annonceur venu. C’est toujours intéressant parfois de regarder la long traine sur laquelle certains sites produisent des pages. Quand un site tente de se faire référencer sur des marques comme IKEA, en produisant un contenu sur cette dernière, pourquoi pas, vous me direz ? Mais quid de la valeur quand l’image du magasin est recouvert d’un layer (un calque) qui abrite un bandeau publicitaire. La course à l’impression publicitaire rend fou. Face à cela on comprend mieux parfois les règles drastiques de Google sur la manière de tenir compte de l’expérience utilisateur (Chrome serait un filtre publicitaire en 2018 avec la Coalition for better ads). C’est tout les jours que l’on est submergé par des impressions publicitaires, qui ne tiennent pas compte de l’expérience utilisateur.

Et pendant ce temps là, le ROI FB règne.nl1695-entete-p6-facebook

Quand à Facebook, pour le moment il capte la majorité de la croissance du marché (comme Google avec le search), mais pour combien de temps encore ? Pour le 3ème trimestre 2017, Facebook a annoncé avoir dépassé les 10Md$ de revenus publicitaires. C’est 49% de plus que pour la même période l’an dernier. 88% des recettes proviennent du mobile, soit +84% en un an. Près de la moitié des recettes proviennent d’Amérique du Nord, et près d’un quart d’Europe. Le réseau compte en septembre 1,37 Md d’utilisateurs quotidiens (+16%) et 2,07Md d’utilisateurs mensuels.

Facebook : +16% d’utilisateurs quotidiens et +49% de revenus publicitaires en un an. Cherchez l’erreur !

Attendu au coin du bois, il se débat encore et toujours avec avec les affres de la mesure. Son annonce de rentrer dans le rang lors de Dmexco 2017, est un signe positif, mais le marché reste dubitatif. #waitandsee

Les actions et propositions des GAFAM vis-à-vis des producteurs de contenu et éditeurs semblent une dance nuptiale permanente. Parce que ne l’oublions pas, sans le contenu produit par les autres, les GAFAM seraient bien pauvres et peu enclin à financer tous les contenus. #Contenisking

L’addiction reste toujours très forte chez les éditeurs et les annonceurs. Un mal nécéssaire de notre marché digital, donc ?!!

 

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