AdBlock, Souffler n’est pas jouer !

Boom. En 2018, vous n’aurez plus besoin des extensions comme AdBlock Plus car Google Chrome risque de s’en charger…

Dixit Montain view : « A partir de 2018, le navigateur de Google bloquera les publicités qui ne suivent pas les nouveaux standards de la « Coalition for Better Ads ». L’idée n’est donc pas de bloquer toutes les publicités, mais de bloquer celles qui sont intrusives (même si une pub intrusive est affichée par Google) et qui ne répondent pas aux standards de la coalition. Google cite comme exemple les interstitiels qui couvrent toutes la page et les publicités dont le son s’active de manière inattendue. » selon le site Presse- Citron.

Mais que fait la police… de la publicité digitale ?

Ben, en fait, c’est là que l’on s’aperçoit qu’il n’y a pas de vrai régulateur sur le marché. Donc, tout le monde se prend pour Zorro : Celui qui défend le pauvre internaute contre le capitalisme publicitaire. Avec les Adblocks, le marché avait trouvé du répondant sur les abus réguliers du marché et des éditeurs en matière d’encombrements publicitaires. Adblock Kleiner perkinsMais la menace d’un blocage massif et généralisé par les internautes eux-mêmes plane sur l’écosystème. En France, nous en sommes à 36% des français qui bloquent la publicité et cela concerne toutes les tranches d’âges, et pas seulement les jeunes. Cette généralisation inquiète à l’aube de l’adoption du mobile par la majorité des internautes. Les tendances de Kleiner Perkins montrent une croissance vertigineuse sur le mobile sur l’adblocking. Cette courbe vertigineuse a fait prendre conscience au marché qu’il était peut-être temps de mettre de l’ordre dans la chambre publicitaire. Et voici la coalition for better Ads qui voit le jour…

Coalition For Better Ads is coming…

Coalition for better ads
Depuis 6 mois, le marché a mis la main au pot (au sens propre comme au sens figuré) en rassemblant tous les acteurs majeurs de la publicité sur internet (annonceurs, GAFa, Adtech, les iab). L’objectif est de redéfinir les frontières de l’acceptable en matière de publicité sur les supports numériques. Ils ont ainsi interrogé plus de 25 000 personnes dans le monde pour leur demander quels étaient les formats les plus perturbant. Tous les formats y sont passés au crible.Mobile-Web-Ad-Experiences-Ranking-March-2017
Si  tout le monde s’accorde sur une vision responsable et modérée de la publicité, la mise en application s’avère en revanche plus complexe. Le nombre de business modèles des Starts-up ou des éditeurs de contenu qui reposent sur le volume d’impressions publicitaires est colossal. Il est donc complexe d’arriver à imposer des règles à tous les acteurs. Mais il y a urgence, car le contrat de navigation est rompu avec les internautes, qui subissent le « carpet Bombing » sous le prétexte parfois valable de la rentabilité économique.

Gafa dupole Kleiner perkins

Face à cela l’arrivée du « gendarme Google Chrome «  semble providentielle. Mais cela repose encore la question sur la condition duopolistique du marché mondial de la publicité. Le constat sur le marché US est le même que dans l’ensemble des pays européens. Les annonceurs préfèrent investir sur  ces 2 plateformes pour toucher leurs cibles. On peut les comprendre car c’est plutôt simple et efficace. N’en déplaise aux autres prétendants du marché, les 2 monstres ont su gérer au mieux leurs UX (expérience utilisateur) et leurs intégrations publicitaires. Leur domination n’est certainement pas inéluctable sur un marché habitué à un challenge permanent. Mais les challengers se font un peu attendre… Il faudra regarder certainement du coté du marché des softwares et du marktech pour avoir un contre pouvoir.

Boire ou conduire, il faut choisir…

Stefano Buttafoco / Shutterstock.comCette annonce de faire le ménage dans les formats publicitaires sur le marché repose quand même un problème sur le rôle à venir d’Alphabet sur le marché publicitaire.  Google a su créer un full stack, quasi imparable et dont personne n’arrive à éviter une branche. Le pouvoir du coté obscur de la force est revenu. Don’t be evil. Tout le monde connait la fable #Starwar. Avec plus de 60% des devices équipés de Chrome (source Statcounter/ Zdnet), le monde de la publicité digitale peut-être en émoi en 2018. Que les technologies de l’ADTECH se tiennent prêtes à subir les « zap » du navigateur, au nom de la Loi CFBA (Coalition for Better Ads). 2018 sera une année de « Recovery » donc avec Chrome et la GDPR (General Data Privacy Regulation – Voir le #mindmapping sur les éléments du règlement europén). A suivre…

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