Epub : Alors? On fait quoi maintenant ?

Cette semaine les chiffres du marché français de la publicité digitale (epub) ont été publiés. Et la polémique est en train de naitre…

En effet, depuis la sortie des résultats le 26 janvier 2017, les articles reprenant les faits sur la dominance du marché par 2 acteurs (Facebook et Google) sont légions. Alors que ces derniers ne communiquent aucun chiffre sur la France. La reconstitution faite par PWC et le SRI donne ainsi le ton.

17-ed-obs-epub-sri_pwc_udecam-fy16_page_36

blog-hd-gafa-pourquoiJ’ai l’impression que l’on se retrouve dans l’histoire de Don Quichotte avec les moulins à vent. A croire que le combat du marché n’est que dans la dénonciation d’une situation de monopole des GAFA. Leurs positions de leader, ils la doivent à l’intelligence et à l’innovation de leurs services. S’ils ont de l’audience c’est que les consommateurs y trouvent un intérêt certain. Et comme ils ont de l’audience et bien,  naturellement les annonceurs vont vers eux. Aux US on dit « Money follow eyeballs ». Que les acteurs français prennent en considération leurs postures de challengers et qu’ils innovent vraiment. Je dirait même plus, qu’ils écoutent les annonceurs sur leurs besoins. Cela fait maintenant 4 ans au moins que le sujet de la visibilité est sur la table, et il y a eu peu d’initiatives fortes de la part des acteurs régies pour répondre à ce besoin indispensable à notre économie publicitaire.

L’innovation est la seule issue pour le marché

« Inventez-vous, réinventez-vous ». Cela fait trop longtemps que les régies attendent la providence de la dynamique d’un marché sans prendre leurs destins en main (pardon pour ceux qui le font). Est-ce que Google ou Facebook interdisent l’utilisation de leurs plateformes et de leurs données (cela viendra peut-être) ? Non, bien au contraire c’est même parfois OPEN SOURCE. Le search et le social media font partis des piliers de toutes les stratégies digitales, pourquoi leur reprocher leur niveau d’investissements ? Les sites de contenus ont d’autres arguments à faire valoir pour ne pas être sur le banc des remplaçants dans les plans de communication. Les accusations de dumping viennent plus d’une situation de marché ultra concurrentielle que d’une situation de monopole. Comparer les puissances des audiences n’a  aucun sens car les usages au sein du digital ne sont pas les mêmes. C’est même renforcer l’argument des annonceurs qui veulent se simplifier la vie digitale : 2 plateformes pour toucher la même population vs des dizaines  et des dizaines de solutions avec beaucoup plus de tracas….Hum, hum le choix parfois est vite fait.17-ed-obs-epub-sri_pwc_udecam-fy16_page_37

Mais quand on parle d’innovations, il ne faut pas faire semblant. La transparence et le label de qualité SRI UDECAM ne sont pas des innovations. C’est des pré-requis indispensables pour avoir un climat de confiance avec les annonceurs investisseurs. L’Adtech fourmille de start-ups, pleines de richesses et d’idées. L’innovation est là, il faut simplement être attentif et se lancer. Tester, et encore tester. Prendre des risques. Et certainement plus travailler avec les GAFA que contre eux… »Il vaut mieux être à côté de ses enemies qu’en face de ses amis. »Voir article : les GAFA ont-il gagné la partie ?

Le digital est Sans silo et permet à chaque acteur de profiter des innovations des autres. Undercover, beaucoup d’acteurs qui dénoncent cette situation de monopole utilisent les solutions techniques de ces mêmes acteurs…Allez bon, Week end!
pour retrouvez les chiffres du marché : c’est ici

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Laisser un commentaire

Create a website or blog at WordPress.com Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :