La fuite des cerveaux digitaux

A l’aube de 2016, savoir garder ses talents « digitaux » relève de l’exploit tant la demande du marché est forte…

C’est effectivement compliqué pour les entreprises de pouvoir compter sur ses talents digitaux très longtemps. Phénomène de lassitude ou manque de volonté de pouvoir les retenir ? Et pourtant c’est certainement la première chose à faire si elles veulent réussir leur transformation.

Curieux, vous avez dit curieux

blog-HD-fuite cerveau-2Le profil digital est un profil insatiable qu’il faut challenger en permanence. Quelque soit le métier de ce dernier au sein de l’organisation, il faut considérer que le digital talent est en quête permanent de savoir de de nouvelles expériences. Il ne doit sa culture et sa force qu’à sa curiosité permanente au monde qui l’entoure. C’est d’ailleurs à cela que l’on les reconnait parmi les digital Natives (ceux qui sont nés avec le digital, et qui ne sont pas toujours des digital Talents). Eh, oui c’est un état d’esprit le digital, basé sur la curiosité et l’apprentissage opérationnel. L’important c’est d’être dans l’action. Le digital ne permet pas la théorie. C’est une matière d’expérimentation et d’actions. Faire, défaire et refaire est leur sacerdoce. L’innovation est leur came et la liberté est leur contrat de travail.

Envers et contre tous

Digital NativeMais il est souvent découragé par les forces établies de l’entreprise. C’est pas le petit jeune qui va nous apprendre le métier, résume assez bien la mentalité de beaucoup de Managers en place dans leurs entreprises. On lui reproche souvent son jargon anglo-saxon et ses anachronismes, comme si ceux qui le raillent n’en avaient pas du vocabulaire spécifique.  Sa capacité à résister n’est due qu’au fait de son blindage aux grivoiseries ou autres caricatures dans l’entreprise. Les tentatives de déstabilisation sont permanentes. Avoir un bon firewall est aussi l’une des caractéristiques de ces Digital Talents.

c’est dont pas étonnant de les voir régulièrement changer de crèmerie pour assouvir leurs soifs inéluctables de savoir et de technologies. Le changement est l’une de leurs caractéristiques pour garder cette fraicheur. Et surtout changer d’air quand ce dernier devient trop vicié par les contre pouvoirs.

La fuite en avant des cerveaux digitaux n’est donc que le symbole de leur posture dans les entreprises. Ces dernières redoublent d’ingéniosité pour tenter de les garder. Cela fini toujours par plus d’argent (ils ne vont pas s’en plaindre). Mais ce n’est pas ce qu’ils recherchent au final. Et ça peu d’entreprises l’on encore compris. Etre libre de faire, d’agir et d’innover tel des « intrapreneurs » en puissance, c’est la seule manière de les garder le plus longtemps possible…

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